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La bombe du prêt étudiant ?

 

Et si Karl Marx avait raison ? Les fissures dans la doctrine du système mondialisé actuel sont de plus en plus nombreuses, même si le peuple n’en a pas confiance.

 

Le capitalisme ne peut pas, à long terme, résoudre le problème économique de fournir une vie humaine pour les masses… Cette proposition est la base de l’approche de classe du Marxisme.  Sans elle il n’y a pas d’approche de classe, et il ne peut pas y en avoir. Si ce n’est pas vrai alors il n’y a aucune raison de ne pas être simplement un bon réformiste

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Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien – Hensozu : Spéculation immobilière, financière, sur les matières premières, précarisation accrue sur les salaires .... Rien n'est possible sans un système qui les généralise

L'espoir d'une coalition pro-austérité en Grèce ne rassure pas les marchés - Source : Reuters - 18/06/2012 ,  Grèce : la zone euro parée aux pires plans ,

  résultat de l'audit bancaire   divulgué jeudi soir ? : Les banques espagnoles ont besoin de 62 milliards d'euros : «  rajoy se réjouit de l'audit des banques, MADRID PAIE TOUJOURS PLUS CHER POUR EMPRUNTER » Symétriquement, les marchés ont sanctionné les 15 banques dégradées par Moody’s jeudi (dont plusieurs banques “systémiques” américaines et les trois plus grandes françaises Crédit Agricole, Société Générale et BNP Paribas (qui ont très bien “digéré” la nouvelle).

 

 Nouvelle «  crise » montrant la chute du taux de profit :  les prêts  étudiants américains  ?

 

 

Printemps érable, libre le Québec vibre !
Le jeudi 31 mai 2012

 

 

 


 

Depuis le 13 février où ils étaient 300 000 dans les rues de Montréal, les étudiants québécois ne lâchent rien. Carré rouge au revers, casserole en main, chaque soir à 20 heures, ils manifestent à travers les rues de la ville jusque tard dans la nuit.

Malgré répression et coups tordus, ils tiennent bon. Aujourd’hui, le mouvement dépasse la revendication sur la hausse des droits scolaires, on lutte contre la loi 78 qui limite les libertés de manifestation et d’expression mais, plus largement encore, c’est le système libéral dans son ensemble qui est profondément contesté.

Reportage de Daniel Mermet et Giv Anquetil à Montréal.

 

Printemps érable (II) : La grève est étudiante, la lutte est populaire !
Le vendredi 1er juin 2012

 

Printemps érable (IV) : "Les pelleteux des nuages"
Le mardi 5 juin 2012

 

Au Québec : "Vivement la monarchie dehors !"

  

 

La nouvelle bombe à retardement américaine
Aux Etats-Unis, les banques détiennent officiellement un encours de 904 milliards de dollars de prêts étudiants. Il faut y rajouter un montant supérieur à 100 milliards de dollars de prêts personnels destinés à financer leur logement, l’achat d’une voiture pour ceux qui n’ont pas les moyens de se payer une chambre sur les campus, etc

 

 

 

Le taux officiel des prêts étudiants est plafonné à 3,4% jusqu’à fin juin. Il a été fixé par une loi fédérale pour une durée limitée… qui expire donc dans moins d’une semaine. Faute d’une reconduction, les banques seront bientôt libres de fixer le taux qui les arrange, en fonction de la solvabilité supposée de l’emprunteur.

 

En cas de hausse, les défauts de remboursement risquent de se multiplier. Les banques américaines ne risquent rien car les prêts sont garantis par l’Etat. C’est donc le budget fédéral qui risque de supporter le coût d’une vague de défaillance qui prend déjà des proportions alarmantes avec 25% d’incidents de crédit (retards à répétition ou défaut avéré) déjà comptabilisés.

 

La barre du tiers de prêts en défaut risque d’être rapidement atteinte si le Congrès US ne proroge pas les conditions actuelles car un effet de ciseau dévastateur menace la classe étudiante. Les jeunes doivent étudier plus longtemps pour obtenir un diplôme qui leur ouvre effectivement les portes des entreprises. Parallèlement, le nombre de postes à pourvoir — quel que soit le niveau d’études supérieures — a fortement chuté depuis 2008… et aucun vrai redémarrage ne semble poindre à l’horizon comme l’a souligné Ben Bernanke mercredi dernier.

 

Barack Obama met la pression sur le Congrès avec un double enjeu hautement stratégique pour son administration : éviter la prolifération des défauts de remboursements, qui plombent directement les finances du pays, et permettre aux jeunes de poursuivre leurs études cet automne. Cela leur éviterait de venir grossir prématurément les rangs des demandeurs d’emplois à la rentrée (nombre de jeunes risquent de jeter l’éponge si les taux flambent).

 

Wall Street, tout comme les adversaires républicains du Président, sait que les chiffres de l’emploi des mois de septembre et d’octobre joueront un rôle décisif auprès de l’opinion publique en vue des présidentielles de novembre.

 

Conclusion :

 

La difficulté croissante de l’activité de grève – et encore plus celle d’une grève avec occupation- ( en cause, notamment: la perte de revenu insupportable pour beaucoup dans le contexte présent, la peur fréquente de perdre son emploi et de mettre en danger son entreprise dont celui-ci dépend, les restrictions du droit de grève dans certains secteurs, les statuts atomisés des travailleurs au sein d’une même entreprise…) et l’impossibilité de faire grève our une fraction non négligeable du prolétariat (chômeurs, intérimaires, précaires, assistés sociaux, travailleurs au noir, sans papiers…) ont favorisé le développement

 

Dans ce contexte, on comprend bien pourquoi a surgi le slogan Bloquons l’économie. Même si ce slogan n’est pas plus « révolutionnaire » (il ne s’agit pas de « détruire l’économie ») qu’il ne s’est révélé efficace (le moins qu’on puisse dire c’est que l’économie française n’a été que très modérément « bloquée » !!!), il présente l’intérêt de sortir de la sphère des revendications partielles pour s’en prendre directement à l’économie.

 

Du côté du coût de la reproduction de la force de travail, les réformes portent sur la baisse des dépenses de santé et d’éducation et, plus généralement, la rentabilisation des services publics, la hausse des cotisations sociales et des taxes, des réductions et suppressions de minimas sociaux… Si la mise en place des réformes a été progressive depuis les années 80, elle s’accentue depuis la crise de 2008, rendant la survie de plus en plus difficile à la majorité de la population, et encore plus aux travailleurs précaires, « réservistes » de la force de travail, et aux travailleurs surnuméraires, ceux dont le capital n’a plus l’usage. Pour ces derniers, la seule chance à s’employer est le secteur de l’économie informelle, lequel appartient tout de même en réalité à l’économie globale.

 

Cette situation implique un contrôle social accru de l’Etat par un renforcement de la répression : fermeture des frontières, chasse aux sans-papiers, conditions tyranniques d’obtention ou de maintien des allocations de chômage et des minima sociaux, coupures de gaz et d’électricité et expulsions locatives en toutes saisons, enfermement des jeunes déviants… deviennent notre paysage quotidien et suscitent régulièrement des résistances et révoltes de prolétaires subissant l’accroissement de leurs difficultés financières et une répression de plus en plus omniprésente.


 



25/06/2012
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